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Ouest_Sigle13 novembre 2009

Jacques Saada, de la médecine à l'ostéopathie équine

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Il y a des gens comme ça : curieux de la vie, touche à tout, riches de beaucoup de choses... Jacques Saada est l'un d'entre eux.

« Je suis né en Tunisie et j'y ai vécu quelques années. Enfant, je suis monté à cheval. À 16 ans, je voulais être vétérinaire. » Et il est devenu médecin généraliste à Paris, parce que la vie choisit parfois pour nous d'autres destinées.

Puis il y a eu l'appel de l'océan. « Je me suis rapproché de la Bretagne. J'ai alors voulu faire de la course au large. » Deux tours du monde en équipage et quelques transats en double plus tard, Jacques Saada découvre l'ostéopathie à cause d'un mal de dos coriace. Cette médecine lui plaît et il part en formation.

« Installer un lien de confiance »

En 1996, il s'installe à La Trinité-sur-Mer où sa réputation n'est plus à faire. On vient le voir de toute la Bretagne. L'homme, qui en a fini avec la mer, lève les yeux au ciel et décide de se lancer un nouveau défi : il devient donc pilote avec le souci de faire partager ce qu'il connaît et ce qu'il aime et il devient, pour les jeunes collégiens de la presqu'île, instructeur du brevet d'initiation à l'aéronautique.

C'est alors que reviennent les chevaux, ses rêves de jeunesse... et qu'il décide d'appliquer aux chevaux ce qu'il pratique avec les hommes : il entreprend donc une formation et le voici ostéopathe équin. Pas vétérinaire, mais pas loin non plus.

Ce samedi, c'est au centre équestre de l'Éperon qu'il est appelé pour soigner une pouliche de 3 ans qui boîte apparemment sans raison.

« D'abord, je m'entretiens toujours avec le propriétaire du cheval, car celui-ci ne peut lui-même me raconter son histoire. Ensuite j'observe le cheval en train de se déplacer. J'analyse sa mobilité d'ensemble, ses articulations, ses vertèbres. » Pour Soeren, la jeune jument, l'ostéopathe note une raideur de l'antérieur droit. Il va donc devoir manipuler, comme avec un autre patient.

D'abord réticente, Soeren va progressivement se laisser toucher, puis manipuler les vertèbres car c'est là que se cache le mal. « Vous savez, le travail avec les chevaux m'a fait évoluer dans mon rapport avec les humains. Aujourd'hui j'ai une approche beaucoup plus douce et je le dois aux chevaux. Vous ne pouvez pas les approcher et les soigner bille en tête, il faut installer un lien de confiance. D'ailleurs, ce qui est touchant, c'est qu'un cheval que vous avez traité vous reconnaît toujours. »


Ouest_Sigle1er octobre 2009

Des jeunes découvrent l'aéronautique grâce au brevet d'initiation

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Trois questions à... Jacques Saada, chargé de former les élèves de 4eet 3e au brevet d'initiation à l'aéronautique.

Le brevet d'initiation à l'aéronautique (BIA),qu'est-ce que c'est ?

C'est un brevet national qui offre une initiation très complète au monde de l'aéronautique. Il ne s'agit pas d'une école de pilote mais d'une formation adaptée aux jeunes car elle a un aspect transversal avec leurs études. Par exemple, ici, les jeunes vont apprendre de la mécanique de vol, les diverses réglementations, la météorologie mais aussi l'histoire de l'aviation et par conséquent cette instruction va se rapprocher de leurs cours de maths, de géographie, d'histoire. Le BIA est un examen national et pour nombre d'entre eux cela peut être la première occasion de mise en condition pour bien aborder et vivre un examen.

Comment se déroule la formation ?

Elle commence dès le samedi 3 octobre, ici, à l'Aéroclub, et nous nous retrouverons tous les samedis, de 9 h 30 à 12 h (hors vacances) jusqu'à la mi-mai pour des cours théoriques. Les élèves pourront aussi voler. Ils commenceront même par cela avec un vol de d'initiation d'une heure dont 20 mn en copilote. Ceux qui réussiront leur examen voleront à nouveau en fin d'année scolaire.

Combien coûte cette formation ?

Nous demandons 80 € pour l'année. Uniquement pour les vols, puisque nos cours théoriques sont assurés par des bénévoles. A long terme, ce qui nous séduit dans cette démarche c'est que quelques-uns de ces jeunes y prennent goût et continuent de voler. Et pourquoi pas faire carrière dans l'aéronautique où les métiers sont nombreux et diversifiés. De plus en plus de filles tentent l'aventure.

Se présenter à l'Aéroclub, près de l'aérodrome, samedi 3 au matin. Renseignements au 02 97 50 11 05 ou info@quiberonairclub.com


Ouest_Sigle20 août 2009

« S'envoyer en l'air», plus qu'une passion, une addiction

Vu du ciel

Baptêmes, promenades, apprentissages... Au Quiberon Air Club, aéro-club situé sur le site de l'aérodrome de Quiberon, il y en a pour tous les goûts. Cette association permet la découverte et l'initiation de l'aviation de tourisme sur Quiberon.

Sur les 150 personnes que compte le club, six personnes sont qualifiées pour s'occuper des activités extérieures. Tous bénévoles, ces amoureux des airs profitent de la période estivale pour transmettre leur passion.

Vocation

Mais qu'est ce qui les attire tant pour quitter le plancher des vaches ? « Voler permet d'avoir des sensations fortes », explique simplement le président du club, Frédéric Wilmes. « Et puis pouvoir voler alors que l'homme n'en est pas physiquement capable, c'est grisant », reconnaît le président. Une manière de repousser les limites de l'homme en toute sécurité.

Mais une fois commencé, gare au virus de l'aviation. Une fois attrapé, impossible de s'en débarrasser. Pour Alain Audebert, chef pilote, instructeur et examinateur à l'aéro-club de Quiberon, plus qu'une passion, le vol est devenu une addiction : « Il faut que je sois en l'air. C'est un besoin, le plaisir pur du vol. Si je suis trois quatre jours sans voler, je me sens mal. »

Outre le côté sensation forte, l'aviation légère a ses côtés « pratiques ». « C'est un transport rapide, pour gens pas pressés », s'amuse Frédéric Wilmes. Il s'explique : « Je vais chercher ma fille du côté de Marseille en quatre heures. Rapport prix, durée, c'est imbattable. Par contre nous sommes tributaires du temps. » L'aviation de plaisance permet en effet de voyager.

Sécurité

Les amoureux d'aviation trouveront également à l'aéro-club, une ambiance. « Ici, c'est convivial. On discute, on se conseille », confirme Frédéric Wilmes. Des conseils sur lesquels insiste le président, car ici on mise sur la sécurité. Et l'activité découverte n'échappe pas à la règle. « L'aviation est une activité très encadrée. Des règles strictes sont appliquées », confirme Alain Audebert.

Ainsi, « les promenades touristiques sont effectuées uniquement par des pilotes professionnels », explique le président du club. Et attention, ne devient pas instructeur ou pilote qui veut : « Il faut un certain nombre d'heures obligatoires, avoir fait au moins trente heures dans les six mois ; une visite médicale valide et annuelle est obligatoire, et il y a un contrôle avec le chef pilote », détaille Alain Audebert. Des mesures strictes, pour des conditions d'exercices en toute sécurité.

Stéphanie HANCQ.

110 € pour 30 minutes, pour un avion de trois places (quatre avec le pilote).

Quiberon Air Club. Association loi 1901. Aérodrome de Quiberon.
www.quiberonairclub.com.
Tél. 02 97 50 11 05


Ouest_Sigle14 juillet 2008

Il n'y a pas d'âge pour les braves !

Baptême

Samedi après-midi, Loann, 8 ans, et Mélissa 14 ans, étaient doublement heureux. D'abord ils s'apprêtaient à faire leur première promenade aérienne (il paraît qu'on ne dit plus baptême de l'air !) et en plus ils allaient voler avec leur arrière-grand-père âgé de 85 ans !

En effet, Louis Germain a appris à piloter ici, à Quiberon en 1972, pour son plaisir. Il a ensuite initié ses deux fils, qui ont par la suite passé leur brevet de pilote au Quiberon Air club. Et voici donc une nouvelle génération en piste ! Nous souhaitons donc à Loann et Mélissa de rester dans la tradition familiale. Heureux, les enfants et leur arrière-grand-père se sont envolés pour 30 minutes de plaisir au-dessus de la presqu'île et des îles voisines, une balade enchanteresse s'il en est !

Pratique : 30 minutes de vol pour trois personnes : 110 €.
Renseignements au Quiberon Air club au 02 97 50 11 05
ou sur leur site : www.quiberonairclub.com